Nouveau congé de naissance 2026 : durée, montant, conditions

Tout savoir sur le nouveau congé de naissance 2026 : qui peut en bénéficier, durée (1 ou 2 mois), montant (70 %/60 %) et démarches. Découvrez vos droits.

Temps de lecture estimé : 13 minutes

Points clés à retenir

  • Le nouveau congé de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026 pour tous les parents actifs d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026
  • L’indemnisation est dégressive : 70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e, plafonnée à 4 005 € (PASS 2026)
  • C’est un droit individuel non transférable — si un parent ne le prend pas, il est perdu
  • Le dispositif est ouvert aux salariés, indépendants, fonctionnaires et auto-entrepreneurs
  • Les enfants nés entre janvier et juin 2026 bénéficient d’un délai exceptionnel jusqu’au 31 mars 2027

Nouveau congé de naissance 2026 : durée, montant et conditions pour en bénéficier

Le nouveau congé de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026 — et franchement, c’est une nouveauté qui mérite qu’on s’y attarde. Pour la première fois, chaque parent actif peut bénéficier d’un ou deux mois supplémentaires de congé rémunéré après la naissance ou l’adoption d’un enfant. Pas un congé parental au rabais à 430 euros par mois. Un vrai congé, indemnisé à 70 % puis 60 % du salaire.

Ce dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 (LFSS 2026), adoptée le 16 décembre 2025, s’adresse à tous les parents actifs : salariés, indépendants, fonctionnaires, auto-entrepreneurs. En vrai, c’est l’une des réformes les plus concrètes pour les familles depuis des années.

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Qui peut en bénéficier exactement ? Combien sera-t-on indemnisé ? Comment faire la demande ? Cet article répond à toutes ces questions avec les chiffres officiels 2026, un tableau de simulation et un comparatif complet avec les autres congés autour de la naissance.

Qu’est-ce que le nouveau congé de naissance ?

Le congé supplémentaire de naissance, c’est un droit inédit créé de toutes pièces par la LFSS 2026. Avant cette réforme, un parent qui voulait s’arrêter après son congé de maternité ou de paternité n’avait qu’une option : le congé parental d’éducation, peu rémunéré (environ 430 euros par mois pour un arrêt à temps plein). D’ailleurs, cette faible indemnisation expliquait pourquoi très peu de pères le prenaient — et pourquoi le congé parental pesait presque exclusivement sur les mères.

Le congé de naissance change la donne. Il s’ajoute aux congés existants — il ne les remplace pas. Après votre congé de maternité, de paternité ou d’adoption, vous pouvez prendre 1 ou 2 mois supplémentaires, avec une rémunération réelle.

À retenir : Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute au congé de maternité, de paternité et d’adoption. Il ne les remplace pas. C’est un nouveau droit, cumulable avec les dispositifs existants.

L’objectif politique est aussi clairement affiché : inciter les pères à s’arrêter. En rendant ce congé individuel et non transférable — chaque parent a son propre droit, qu’il perd s’il ne l’utilise pas — le législateur envoie un signal fort sur l’égalité entre hommes et femmes face à la parentalité.

Qui peut bénéficier du congé de naissance ?

Bonne nouvelle : le champ d’éligibilité est très large. Ce congé n’est pas réservé aux seuls salariés du privé. Tous les parents actifs ayant un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026 peuvent y prétendre — à condition d’avoir d’abord épuisé leur congé de maternité, de paternité ou d’adoption.

Statut professionnelÉligible au congé de naissance ?Organisme payeur
Salarié du secteur privéOuiAssurance Maladie (CPAM)
Fonctionnaire / agent publicOuiEmployeur public + Sécurité sociale
Travailleur indépendant / auto-entrepreneurOuiAssurance Maladie (SSI)
Non-salarié agricoleOuiMSA
Agent contractuel de droit publicOuiAssurance Maladie
Chômeur indemnisé (ARE)Conditions spécifiques à confirmer par décretÀ préciser

Les naissances prématurées sont également couvertes, dès lors que la naissance était prévue après le 1er janvier 2026. Les parents adoptants sont aussi éligibles, à compter de l’arrivée de l’enfant au foyer.

Attention : Le congé de naissance ne peut être pris qu’après épuisement complet du congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Vous ne pouvez pas le prendre en cours de congé maternité, ni avant.

Une disposition transitoire a été prévue pour les parents d’enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 : comme le congé ne devient accessible qu’au 1er juillet 2026, ces familles disposent d’un délai exceptionnel jusqu’au 31 mars 2027 pour le prendre.

Quelle est la durée du congé de naissance ?

C’est là que le nouveau congé de naissance se distingue vraiment du congé parental classique. On ne vous demande pas de choisir entre votre carrière et votre enfant pour trois ans. Le principe est simple, souple, et pensé pour s’adapter aux situations de chaque famille.

Chaque parent dispose d’un droit individuel de 1 ou 2 mois, au choix. Ce droit est non transférable : si vous ne le prenez pas, il est perdu — il ne peut pas être « donné » à l’autre parent. En vrai, c’est exactement ce mécanisme qui est censé pousser les pères à s’arrêter vraiment.

Option de priseDurée totaleFractionnable ?Simultané avec conjoint ?
Option 1 mois1 mois consécutifNonOui
Option 2 mois consécutifs2 mois d’affiléeNonOui
Option 2 × 1 mois séparés2 mois en 2 périodes distinctesOui (2 périodes d’1 mois)Oui
  • Délai maximum pour prendre le congé : 9 mois à compter de la naissance (ou du 1er juillet 2026 pour les enfants nés avant cette date)
  • Suspension du contrat de travail : le congé est obligatoirement à temps complet — pas de temps partiel possible
  • Délai de prévenance : prévenir son employeur au minimum 1 mois avant le début du congé, réduit à 15 jours si le congé de naissance suit directement le congé de paternité

Prenons un exemple concret. Thomas et Léa ont eu un enfant en mars 2026. Thomas a pris ses 25 jours de congé de paternité en mars. Dès le 1er juillet 2026, il peut prendre son congé de naissance — 1 ou 2 mois — avant le 31 mars 2027. Léa, de son côté, peut prendre le sien en même temps ou à une autre période, selon ce qui arrange le mieux leur organisation.

Quel est le montant de l’indemnisation ?

Franchement, c’est la question que tout le monde se pose en premier. Et pour cause : c’est ce qui distingue fondamentalement ce congé du congé parental existant.

L’indemnisation est dégressive sur les deux mois :

  • 1er mois : 70 % du salaire net
  • 2e mois : 60 % du salaire net

Elle est plafonnée à 1 PASS mensuel, soit 4 005 € en 2026. Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est la référence de calcul utilisée pour de nombreuses prestations sociales — il s’élève à 48 060 € annuels en 2026, soit 4 005 € par mois.

Conseil pratique : La dégressivité de l’indemnisation (70 % puis 60 %) est intentionnelle : elle incite chaque parent à prendre au moins le premier mois, qui est le mieux rémunéré. Ne laissez pas ce premier mois sur la table.

Salaire net mensuelIndemnité 1er mois (70 %)Indemnité 2e mois (60 %)Total sur 2 mois
1 500 €1 050 €900 €1 950 €
2 000 €1 400 €1 200 €2 600 €
2 500 €1 750 €1 500 €3 250 €
3 000 €2 100 €1 800 €3 900 €
4 005 € (plafond)2 803 €2 403 €5 206 €
> 4 005 € (plafonné)2 803 € (max)2 403 € (max)5 206 € (max)

Pour un salarié au salaire médian français (environ 2 200 € nets), le congé de naissance représente une indemnisation de près de 2 860 € sur deux mois — soit plus de 6 fois l’indemnité mensuelle du congé parental classique.

Comment faire la demande de congé de naissance ?

Le dispositif entre en vigueur le 1er juillet 2026, mais les décrets d’application précisant la procédure en ligne ne sont pas encore tous publiés à l’heure où cet article est rédigé. En vrai, voici ce qu’on sait déjà avec certitude sur les démarches à effectuer.

  1. Vérifier votre éligibilité : enfant né à partir du 1er janvier 2026, congé maternité/paternité/adoption épuisé, statut actif (salarié, indépendant, fonctionnaire…)
  2. Choisir la durée : 1 mois ou 2 mois (consécutifs ou fractionnés en 2 × 1 mois)
  3. Informer votre employeur par écrit : lettre recommandée ou remise en main propre, au minimum 1 mois avant le début du congé (15 jours si suite directe au congé de paternité). Un modèle de courrier officiel est disponible sur code.travail.gouv.fr
  4. Déposer votre demande d’indemnisation : via votre espace ameli.fr (salariés) ou votre compte SSI (indépendants) — la procédure en ligne sera ouverte avant le 1er juillet 2026
  5. Conserver votre justificatif de naissance ou d’adoption pour la demande d’indemnisation

Attention : La plateforme de demande en ligne n’est pas encore ouverte à la date de rédaction de cet article. Consultez régulièrement ameli.fr et caf.fr pour les mises à jour avant le 1er juillet 2026.

D’ailleurs, une bonne pratique : commencez à préparer votre lettre à l’employeur dès maintenant. Même si vous ne pouvez pas encore déposer la demande d’indemnisation en ligne, prévenir votre employeur dans les délais est obligatoire et ne dépend pas de l’ouverture de la plateforme.

Quelle différence avec le congé parental et les autres congés ?

Le nouveau congé de naissance s’insère dans un écosystème de congés qui peut paraître complexe au premier abord. Pour savoir où vous en êtes, voici un tableau qui remet tout à plat.

Type de congéDuréeIndemnisationQui en bénéficie ?Obligatoire ?
Congé de maternité16 semaines (grossesse standard)100 % du salaire net (plafonné)Mère uniquementOui (6 semaines min.)
Congé de paternité25 jours (28 en cas de naissance multiple)100 % du salaire net (plafonné)Second parentOui (4 premiers jours)
Congé de naissance (nouveau)1 ou 2 mois au choix70 % (1er mois) / 60 % (2e mois)Chaque parent individuellementNon (facultatif)
Congé parental d’éducationJusqu’à 3 ans~430 €/mois (PreParE)Chaque parent (transférable)Non (facultatif)

La différence fondamentale avec le congé parental d’éducation tient en deux mots : durée et indemnisation. Le congé parental dure jusqu’à 3 ans mais est très faiblement rémunéré — le Complément de Libre Choix d’Activité (PreParE) est d’environ 430 € par mois pour un arrêt complet. Le congé de naissance, lui, est court mais réellement rémunéré.

Les deux dispositifs peuvent se cumuler. Rien n’empêche de prendre d’abord 2 mois de congé de naissance, puis d’enchaîner avec un congé parental d’éducation si vous souhaitez prolonger votre arrêt. C’est même le schéma le plus logique pour les parents qui souhaitent s’arrêter plus longtemps.

Questions Fréquentes

Qui peut bénéficier du nouveau congé de naissance en 2026 ?

Tous les parents actifs d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026 peuvent en bénéficier : salariés du privé, fonctionnaires, travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs, non-salariés agricoles, agents contractuels de droit public. La seule condition est d’avoir préalablement épuisé son congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Le délai pour prendre ce congé est de 9 mois à compter de la naissance, ou du 1er juillet 2026 pour les enfants nés avant cette date.

Quelle est la différence entre congé de naissance et congé parental ?

Le congé de naissance est court (1 ou 2 mois) mais bien rémunéré (70 % puis 60 % du salaire), tandis que le congé parental d’éducation peut durer jusqu’à 3 ans mais n’est indemnisé qu’à environ 430 € par mois. Les deux sont cumulables : vous pouvez prendre votre congé de naissance, puis enchaîner avec un congé parental d’éducation. Autre différence majeure : le congé de naissance est un droit individuel non transférable — si vous ne le prenez pas, vous le perdez. Le congé parental, lui, peut être partagé entre les deux parents selon des règles spécifiques.

Peut-on prendre le congé de naissance en même temps que son/sa conjoint(e) ?

Oui, tout à fait. Les deux parents peuvent prendre leur congé de naissance simultanément, en alternance, ou à des périodes complètement différentes — selon ce qui correspond le mieux à leur organisation familiale et professionnelle. Chacun dispose de son propre droit individuel d’1 ou 2 mois, indépendamment de ce que fait l’autre parent.

Les travailleurs indépendants ont-ils droit au congé de naissance ?

Oui. Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à tous les assurés actifs, y compris les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs et professionnels libéraux affiliés au régime général de la Sécurité sociale (SSI). Les modalités précises de versement pour les indépendants seront précisées dans les décrets d’application attendus avant le 1er juillet 2026. En vrai, c’est l’une des avancées les plus importantes de ce dispositif : ne pas réserver ce droit aux seuls salariés.

Mon enfant est né en mars 2026 : quand puis-je prendre le congé de naissance ?

Vous pouvez prendre votre congé de naissance à partir du 1er juillet 2026. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, une disposition transitoire prévoit un délai exceptionnel : vous avez jusqu’au 31 mars 2027 pour prendre ce congé (soit 9 mois à compter du 1er juillet 2026). Vous n’avez donc pas à vous précipiter dès le 1er juillet — vous avez neuf mois pour l’organiser.

Le congé de naissance est-il obligatoire ?

Non, le congé de naissance est facultatif. Contrairement aux 4 premiers jours du congé de paternité (obligatoires depuis 2021), le congé supplémentaire de naissance reste un droit que chaque parent choisit ou non d’exercer. Cela dit, son caractère non transférable — si vous ne le prenez pas, vous le perdez — est pensé pour encourager fortement les pères à s’en emparer. L’indemnisation dégressive (70 % puis 60 %) pousse par ailleurs à prendre au minimum le premier mois.

Ce que change vraiment le nouveau congé de naissance

Le nouveau congé de naissance, c’est 1 à 2 mois supplémentaires rémunérés, accessible à tous les parents actifs dès le 1er juillet 2026, à condition d’avoir d’abord épuisé son congé maternité, paternité ou adoption. Le montant : 70 % du salaire le premier mois, 60 % le second, plafonné à 4 005 € mensuels.

Ce qui change vraiment, c’est l’intention. Pour la première fois, mères et pères disposent d’un droit équivalent, individuel, non transférable. L’enjeu n’est pas seulement de souffler après la naissance — c’est de rééquilibrer, concrètement, le partage des responsabilités parentales dès les premiers mois. Spoiler alert : un droit qu’on ne prend pas, c’est un droit perdu.

Suivez les mises à jour sur ameli.fr et caf.fr pour connaître la procédure exacte dès que les décrets d’application seront publiés — et n’oubliez pas que le nouveau congé de naissance, c’est votre droit, pas celui de votre employeur de vous en priver.

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